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Séjour au Cambodge Janvier - mars 2017


Septième et dernière semaine


Samedi 25 février :

La veille du départ de Blandine et Didier, pour le dîner, ils ont fait des achats de nourriture cambodgienne près du marché et ont rapporté des boulettes de poisson, des brochettes de gésiers, des nems et des raviolis, de la soupe et bien sûr du riz. Tout cela dans des barquettes de polystyrène avec les sachets de plastique contenant les sauces appropriées. Sans oublier les fruits locaux : pommes de lait et sapoutilles. Le départ de la maison s’est fait en touk-touk le samedi après-midi. Seulement 15 jours au Cambodge, c’est vraiment trop juste !


Dimanche 26 février :

Nous avons rencontré Ravy, un jeune qui travaille à Phnom Penh dans un centre de jeunes sourds-muets de l’ONG Mariknol. Ces jeunes ont de 15 à 18 ans et sortent du centre avec une formation professionnelle : coiffure, esthétique, couture, cuisine, réparation de ventilateurs, hôtellerie, soudure, etc. Ils sont mis à niveau en lecture et mathématiques et sont aidés pour leur installation. Ils communiquent en langue des signes, mais il y a 2 sortes de langue des signes, celle du Cambodge et le braille. Il existe d’autres centres à Kompong Cham et Kampot. Celui de Phnom Penh a 32 élèves. Au Cambodge, il y aurait 15 000 sourds et muets.


Lundi 27 février :

A notre demande, Touch a organisé une réunion avec les autorités locales de Sarikakeo dans la bibliothèque. Le maire n’était pas disponible car on approche des élections municipales qui auront lieu en avril. Etaient présents, le premier adjoint (ancien directeur de l’école de la Wat Svay en retraite) qui a dirigé la réunion, les chefs des village de Taskor et Kdey Kandal, un conseiller municipal, l’adjoint du directeur de l’école de Taskor, le moniteur de « Mille et une fontaines », le bonze bibliothécaire, Anne-Marie, Maud, Thibaut et nous. Nous avons abordé les points suivants : la station d’eau potable, les écoles, les toilettes-douches, le centre de santé et le CET ou bibliothèque tous publics (le point le plus délicat).

Pour la station d’eau potable, la présence des 2 conseillers municipaux et la proximité du moniteur de « Mille et une fontaines » portent leurs fruits. La livraison des bidons de 20 litres est passée de 60 à 80 bidons en peu de temps. L’employé qui s’en occupe est sérieux. La production pourrait atteindre 100 bidons. Seul problème les commerçants qui ont des dépôts de bidons voudraient faire plus de bénéfice. Un bidon est vendu 1800 riels aux familles et 1500 riels aux commerçants. Ces derniers voudraient les vendre 2500, mais ce sont les plus pauvres qui seraient lésés, car, pour certains la livraison avec la charrette ne peut se faire chez eux parce que les chemins sont trop mauvais.

Pour les écoles, les travaux de restauration des salles de classe sont terminés à Sarikakeo. Il reste à arranger les trottoirs devant les classes. Notre demande de faire prendre en charge le salaire des institutrices de maternelle par l’éducation a été rappelée.

Pour les toilettes-douches, les chefs de village nous remercient vivement et suivent les quelques toilettes pas encore terminées (moins de 8). Touch aimerait qu’il y en ait encore une centaine de nouvelles dans cette zone. Un conseiller a même dit qu’à Sarikakeo « maintenant l’air sent bon ».

Pour le centre de santé, nous avons parlé de la demande d’agrandissement du bâtiment d’accouchements et de toilettes proches. Le panneau solaire doit être réparé parce qu’il sert à l’ordinateur du centre.

Pour la bibliothèque, nous avons demandé au bonze la fréquentation. Seulement quelques collégiens viennent et pas du tout d’adultes. Les écoliers de l’école de Taskor toute proche ne peuvent plus venir parce qu’un mur a été construit et ces élèves ont une bibliothèque scolaire à leur disposition, mais pas pendant toutes les récréations. Des livres prêtés ne sont pas revenus. Nous avons appris que le chef des bonzes ne veut plus qu’il soit bibliothécaire. D’où la question posée à la commune : faut-il trouver quelqu’un et que la municipalité participe plus à son salaire ? Ou bien fermer la bibliothèque ? Le principal problème posé est la dégradation de l’environnement par les enfants non scolarisés qui cassent et salissent tout autour (en particulier le panneau solaire). C’est à la commune de trouver des solutions. Les conseillers doivent y réfléchir.

Le matin, comme nous avions une demi-heure d’avance, Anne-Marie est allée voir les institutrices de maternelle de Taskor. Celle qui est enceinte était absente parce qu’elle était tombée de sa moto à cause d’un chien. Heureusement elle n’a rien de grave, mais l’autre institutrice a assuré le travail des 2 classes.

Après la réunion nous avons fait un passage rapide chez Philippe Ammeux. Il m’a donné 200 $, suite à la visite de Michel Rémillon avec un groupe de sa région (nord-est de la France). Il va bientôt recevoir l’ancienne présidente du Rotary de Sarrebourg. Comme ce Rotary a fait une importante collecte d’habits, Philippe en donnera à Nouvelles Pousses. Touch aidera Philippe pour la visite des toilettes-douches construites grâce à ce Rotary.

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Chez Françoise VIGNY

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